Afin de célébrer l'acquisition de l'intégrale de My-HiME aujourd'hui même, on fait péter l'une des pistes dynamiques de sa bande-son.
Afin de célébrer l'acquisition de l'intégrale de My-HiME aujourd'hui même, on fait péter l'une des pistes dynamiques de sa bande-son.
Le 02 mars UC (Universal Century.) 0087, sur Green Noa 1, deux événements sans connexion apparente vont se rejoindre : tandis que le jeune civil Kamille BIDAN se fait corriger par des membres du corps des Titans en conséquence de sa réponse musclée à la provocation de l'un d'eux nommé Jerid MESSA ; le lieutenant Quattro BAJEENA, de l'AEUG (Anti-Earth Union Group.), quitte le vaisseau Argama avec son équipe dans le but d'infiltrer la colonie à la recherche d'informations sur de nouveaux engins de combats développés par la Fédération Terrienne. A la faveur des circonstances, ce qui n'était initialement qu'une opération de reconnaissance déviera de son objectif initial et se soldera par le rapt de trois engins dont un Gundam Mark II, non sans l'aide indirecte de Kamille qui, bon gré mal gré, se joindra aux rebelles.
MS Z Gundam (Prononcez Mobile Suit Zêta Gundam.) est la suite de MS Gundam sans vraiment l'être. Le propos est volontairement alambiqué afin de clarifier et rebondir sur un point important. Les deux séries se suivent chronologiquement parlant mais MS Z Gundam n'a pas vocation à adopter la logique du "on prend les mêmes et on recommence". Comprenez que si les héros de MS Gundam figurent au générique, leur présence sert davantage à asseoir la continuité historique qu'à peser sur la trame scénaristique. A la lumière des actes passés, l'anime gagne en profondeur et va en tirer profit pour se hisser un cran au-dessus de son illustre prédécesseur.
A lire le synopsis qui ouvre le billet, difficile de s'imaginer que l'on se trouve devant l'une de ces oeuvres à même d'asséner un réel choc au spectateur. Un adolescent effronté, des méchants détestables et des insurgés audacieux, tout ceci est convenu. Ce qui l'est moins, c'est la vitesse à laquelle la machine va s'emballer. En l'espace de cinq épisodes, l'équipage de l'Argama va être mis à rude épreuve. Face aux assauts répétés des Titans et à leurs méthodes machiavéliques, le physique et le mental vont être énormément éprouvés. Autant vous signifier d'emblée que cette entrée en matière musclée n'est que le commencement et que les choses ne vont pas aller en s'arrangeant. Pour reprendre une citation célèbre, il y aura "du sang, du labeur et des larmes". De nombreuses personnes perdront la vie, le conflit deviendra chaque jour plus pesant et des tragédies auront lieu. Sombre est l'adjectif qui qualifie le mieux cette série, laquelle nous offrira peu d'occasions de sourire. Avec MS Z Gundam, Yoshiyuki TOMINO sublime ce qu'il avait initié avec MS Gundam à l'aide d'une alchimie diablement efficace alliant un scénario solide comme un roc et des personnages remarquablement humains.
Sans se lancer dans un comparatif exhaustif, il faut noter que des sujets que l'anime originel n'abordait qu'en filligrane prennent de l'importance. Il en va ainsi des Newtypes, ces êtres humains aux capacités accrues en raison de leur adaptation à la vie dans l'espace, qui amènent à réfléchir sur l'évolution de l'espèce humaine, sur le regard des autres et la place d'êtres dits "différents" au coeur de la société. Par extension, l'histoire devient plus complexe, ne serait-ce que par le changement de position de la Fédération qui avait le beau rôle en UC0079 et qui se comporte de façon autoritaire en UC0087. Indépendamment des thématiques abordées, on passe de deux bélligérants durant la Guerre d'Un An à trois. A l'inverse d'un face à face, un rapport de force triangulaire altère la lisibilité des affrontements et conduit à une bataille d'influence. Des alliances fragiles se nouent, alliances qui relèvent du jeu de dupe tant la défense de ses propres intérêts domine. Il faut se prémunir autant que faire se peut contre des retournements de veste inopportuns, en somme assurer ses arrières. A ces tensions externes s'ajoutent des tiraillements internes que chaque camp doit gérer. L'AEUG par exemple compose entre le tempérament de ses troupes et les exigences de ses soutiens politiques et financiers comme Anaheim Electronics. Il ressort de ces pressions extérieures et intérieures un climat instable dont l'intrigue retire énormément de matière. En effet, en jouant sur ces deux tableaux, la série nous fait ressentir la guerre comme une spirale sans fin, un tourbillon exerçant une telle force qu'elle entraîne inexorablement les parties toujours plus profondément dans la lutte.
Les personnages sont prisonniers de ce mouvement, ils subissent les foudres du destin, se débattant pour s'extirper de la fatalité, cherchant à peser sur le cours des choses à défaut de pouvoir l'infléchir. En tout cas, nous avons à faire à de très bons protagonistes. Animés de bonnes ou de mauvaises intentions, premiers ou seconds rôles (Quoique la frontière est poreuse.), chacun crève l'écran. En outre, faire se battre côte à côte anciennes et nouvelles têtes sans que les vétérans soient nécessairement au premier plan est une excellente idée. Reste que dans le contexte infernal de MS Z Gundam, les relations sont tendues : des amours impossibles aux amitiés brisées en passant par les trahisons, les rapports humains sont ténus. Tout au long des cinquante épisodes, aucun acteur n'est épargné. Les coups du sort frappent inlassablement, implacablement jusqu'au dénouement final. Au fond, tous, sans exception, sont des victimes. Ils ont beau faire montre d'un tempérament guerrier, celui n'est en définitive qu'un moyen d'exprimer la rage qui les consume. En risquant leur vie aux commandes d'armures mobiles, ils cherchent désespérement un échappatoire, aussi funeste soit-il.
L'anime date de 1985 et son vieillisement est relatif. Certains trouveront que ça pique énormément les yeux, d'autres se montreront plus tolérants. A son crédit, on peut lui accorder que l'ennui n'a pas voix au chapitre lors du visionnage. Si le tempérament de Kamille est agaçant pendant environ quinze épisodes au risque de nous empêcher d'accrocher à la série, on est scotché en permanence. Le format ainsi que le rythme sont maîtrisés et la mise en scène est efficace notamment lors des affrontements de robots qui sont majoritairement des échanges de tirs (Petit regret de n'avoir que de faibles duels au sabre laser.). La musique est une franche réussite, parvenant à appuyer subtilement les scènes et osant parfois des décalages amusants avec ce qu'il se passe à l'écran (Exemple : une mélodie guillerette lors d'un combat.). Les génériques, instrumentaux, peuvent paraître faiblards car plus dans l'air du temps. Néanmoins, rien que pour le montage des thèmes d'ouverture, ça vaut le coup de les laisser tourner.
Le mot de la fin sera que MS Z Gundam vous marquera à vie. La preuve, cette critique a mis énormément de temps à être écrite tellement cette série est renversante et appelle un traitement à la hauteur de sa grandeur.
En dépit du soleil printanier que la plupart d'entre nous connaissons, l'image d'aujourd'hui sera aux couleurs de l'hiver que nous avons quitté depuis un bon mois.
Au lieu d'admirer un florilège de couleurs chaudes, attardez-vous sur cette illustration quasiment monocolore et terne. On peut imaginer qu'au départ, le dessinateur est parti d'un fond gris qu'il a modelé grâce aux formes noires (Des arbres.) et aux ombres (Du feuillage.). Sans ce travail, rien ne distinguerait le sol du ciel.
Les fleurs de cerisier semblent recouvertes d'une fine pellicule de neige. Le rose vif vire au rose pâle. Le contraste avec les branches, le tronc et l'environnement alentour améliore le dessin, le rend moins triste, sans pour autant l'égayer totalement. Faut-il y voir un signe que les beaux jours se rapprochent doucement ?
La présence de la fille et de sa bicyclette n'était pas forcément obligatoire, les lignes électriques qui composent l'arrière-plan suffisaient à combler la vacuité du fond. Enfin, c'est une question de point de vue.
_MS Z Gundam (Prononcez Mobile Suit Zêta Gundam.) visionné, un billet suivra très bientôt. En attendant la critique détaillée, voici quelques clés à son sujet.
Cet anime de 1985 est la suite directe de la série originelle de 1979. Non seulement, MS Z Gundam est le digne héritier de MS Gundam, mais il frappe encore plus fort. Si le scénario s'avère tant complexe que dramatique et que l'animation offre d'ingénieuses mises en scène appuyées par une bande-son solide, les personnages constituent le gros point fort de cette production. Ils sont au centre d'un engrenage qui prend des proportions énormes et sur lequel peser requiert bien des ressources.
En résumé, nous tenons là une authentique fresque tragique.
_Bitter Virgin lu, et quelle lecture !
Imaginez que la jeune fille qui figure sur la couverture ci-contre a été violée à plusieurs reprises par son beau-père au cours de sa quatorzième année, qu'elle est tombée enceinte par deux fois faute de protection lors des rapports sexuels et que si la première fois, l'avortement fut possible, la deuxième se termina par un accouchement par césarienne.
Il est de ces récits dont on ne ressort pas indemne, Bitter Virgin est de ceux-là. Sa gravité atteint le lecteur jusqu'au plus profond de son être, le manga parvenant à provoquer l'empathie (Pour le meilleur ou pour le pire ?). Point de pathos ou d'utilisation abusive de thématiques sensibles, juste un ton authentique pour une oeuvre bouleversante.
_Activité vidéoludique
tournée vers le retrogaming PC.
Depuis toujours, lorsque l'on s'équipe d'un ordinateur costaud, on s'empresse d'y installer la démo ou le jeu du moment afin de mettre sa configuration à l'épreuve. Forcément, on se décroche la mâchoire devant la prouesse technique. Cependant, le meilleur est à venir.
Le véritable bonheur, c'est de lever les barrières de la frustration accumulée au gré des ans. Ni une ni deux, on ressort ses anciens jeux, ceux-là même que l'on bridait pour qu'ils daignent tourner sur le PC fixe familial, on installe et on lance le tout, détails à fond ! Les FPS (First Person Shooter.) vous apparaissent rutilants comme jamais auparavant et les RTS (Real-Time Strategy.) cessent de ramer lors des grandes batailles. En clair, le nirvāṇa !
Croyez-le ou pas, Call Of Duty et Unreal Tournament 2003 sont égaux à Crysis dans ces circonstances.
Demain lundi 05 avril, la chaîne ARTE entame la Rétrospective MIYAZAKI. ; à ne rater sous aucun prétexte !
Pour fêter l'événement et se mettre dans l'ambiance, vous trouverez ci-dessous deux extraits musicaux, l'un issu de l'OST (Original Soundtrack.) de Princesse Mononoké et l'autre de celle du Voyage de Chihiro, chacun figurant respectivement parmi les meilleures pistes des CDs susmentionnés composés par Joe HISAISHI, naturellement.
Adagio For Life And Death.
Sixth Station.
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||